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Full text of "La liberté (1933-11-01)"

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{ 
le ler octobre 1930, 
101,766 personnes se sont 
établies sur des terres au 
Canada 


Ottawa — Depuis le ler octo 
1930, lit-on dans un rapport du dépar- 
tement de l'immigration, 101,765 per- 
sonnes se sont établies sur des terres 
ou y ont trouvé de l'emploi sous les 
auspices du département et des deux 
grands réseaux ferroviaires du pays. 
Les farhilles ainsi placées sont au 
nombre de 12,328 et comprennent 
61,640 pérsonnés; quant aux céliba- 
taires, leur effectif est de 27,596. 

Ces établissements furent effectués 
sans assistance pécuniaire. Mais dans 
les 16 mois écoulés depuis le 1er juin 
1932 jusqu'au 30 septembre 1933, on 
établit encore 12,529 personnes, y 


de M. Poincaré qui sauva le franc, 
en 1928, et finalement réalisa sa sta- 
Lilisation. 
: Le composition du cabinet —- 
M. Sarraut est, en même temps 
que premier migiétre, ministre de la 
na "M. Daladier, comme mi- 
nistre de la guërre, et M. Joseph Paul- 
‘Æoncour comme ministre des affaires 
étrangères, sin er était dans le ca- 
binet précédent. M. Georges Bonnet 
redevient - aussi ‘ministre des finances. 
- autres membres du cabinet 


(ex- 


. imprèvue de Raymond dans le der- 


‘tenir°un taliet sur le vainqueur de Ia 


is 2,327 familles, avec l'assis- 
tance pécuniaire prévue dans le plan 
de secours arrêté en commun par le 
gouvernement fédéral et ceux des 
provinces. : 

C'est dans’ l'Alberta que les éta- 
blissements familiaux ont été les plus 
nombreux, 8,857. La Saskatchewan se 
classe seconde avec 2,895, dé Québec 
8e avec 2,008, l'Ontario 4e avec 1,391, 
le Manitobai 6e avec 1,132, la Colom- 
bie 6e avec 789, et les Maritimes 7e 
avec 258. Douze pour cent environ de 
ces placements ressortissent au dé- 
‘|partement et 88 p.c. aux bros Roi 
, seaux. 

La province où les célibaiaires em- 
bauchés pour le travail de la terre 


In 3 — Camille - Chautemps 
(roême portefeuille). É 

Budget —- Abel] Gardey. 

Agriculture —— Henri Queuille (mé- 


Travaux publiés — Joseph Paga- 
non (mêrne portefeuille). 
Travail — Eugène Frot (même por- 
tefeuille). 
Education — Emile Lisbonne. 
‘Instruct:an publique — de Monzie. 
Colonies — Fr Pietri. 
Air — Pierre Cot. (même porte- 


feuille), 
ont été le plus nombreux est l'On- 
À lou œutré Jacques | ie (8,663). Viennent ensuite l'AI- 
ee berta (8,065): le Manitobc (4,681), la 
Pronsions —-Æippoirte Ducce. Saskatchewan (3081):,1e Québec (1: 
Vers le centre 754); les Provinces Maritimes (1,- 


Le nouveau cabinet est un peu plus 


incliné vers le centre que le précé-| és étabii ts t 

dent. \Cies_de/nes. membres dont M. pour 40 p.c.'au départeïent et pour 

-Sarreut, sont des sénateurs. Treize | 4, Le aux chemins de fer. 

sont radicaux-2çualistes. En vertu du plan d'assistance pé- 
M. Sarraut, directeur de -journal, | aire arrêté avec Ottawa, ‘le Qué- 

æst né à Bordeaux,. HU y a 61 ans li à établi ser_des ta 527 fa- 

Voici les postes politiques qu'il a oc-| Les, la Saskatchewan 487, le Ma- 


066) et la Colombie (276). 


cupés jusqu'a présent: Député del, 412, l'Ontario 361, l'Alberta 
l'Aude en 1902. Sous-secrétaire d'E-| 279 Ia Nouvelle Ecosse 258 et la Co- 
tat à l'Intérieur dans les cabinets!) ie 48. 


&: rrien et Clemenceau, puis à la Guer- 
re-dans le cabidet Briand de 1909. 
Gosverneur général de l'Indochine en 
1911. Afnistre de l'instruction publi- 
que du exbinet Viviani. Une seconde 
fois gouverseur général de l'Indochi- 
ne, de 1916 & 1919. Ministre des Colo- 
mies des cabiitets Briand, Leygues, 
Briand et Poincæré. Elu sénateur en 
1926. Ministre de l'Intérieur du ca- 


ñret Poincaré. 
À 


Un See $70,000 Manitoba | 11 Colombit. 


M. Bowser fut premier ministre de 

{ LEBEFE la Colombie de 1903 à 1916, en mé- 
+, Crandall, Man. — Ira-N. Kirk, cul- me temps que chef du parts conserva- 
gaie âgé de 40. ans, est enrichi|{... Lrovincial. En 1916, son gouver- 
de 570,000 par suite de Ia victoire! ent fut défait et en 1924, il per- 


: ————— 0" 22 0 ——— 
Mort d’un chef politique en 
Colombie-Britannique 


Vancouver—M. W.J. Bowser, ancien 
premier ministre de la Colombie ca- 
nadienne, est mort à son hôtel après 
une attaque cardiaque. Depuis quel- 
ques mois, M. Bowser prenait part à 
une campagne politique formidable 
comme chef des candidats indépen- 
dants dans les élections générales: 


by de Cambridgeshire à Newmarket, 
Angleterre. Il avait la moitié des in- 
térêts ‘ans te-bifiel: qu'il javait reti- 
ré. Kirk était le seul Canadien à dé- 


1926, il se retira de la politique ac- 
tive pour y revenir en mars dernier, 
avec le parti des ‘“non-partisans”. 


Uns tempête de neige pré- 
coce dans l'Est 

Montréal — Une forte tempête de 
neige s'est abattue sur toute la ré- 
gion de l'Est et une partie de l'Onta- 
rio dans la nuit du 24 au 25 octobre. 
Le vent a brisé les branches des ar- 
bres en beaucoup d'endroits: les fils 


loterie au profit des hôpitaux irlan- 
étais. ë 

Le billet piriera plus de #140,000, 
mais Kirk avait vendu iæ moitié.de 
la valeur pour 850 livres starling. 

M. Kirk eaura utiliser sa fortune. 
li .est marié et père de quatre enfants. 
La culture du'.s0l pe rapporte pas 
beaucoup depuis quelques années au |éjectriques ont aussi été malmenés. 
Manitoba. Originatre de cetie p 11 faut remonter à huit années en 
ce, il est propriétaire d'une ferme à |arrière à Montréal, pour trouver une 


deux milles d'ici Sa mère vit sur|année où la neige est tombée aussi 


vie terre voisine. tôt, mais il faut remonter encore plus 
“Je n'avais jamais 606 chanceux | join pour découvrir une année où la 
auparavant, dit M, Kirk, mais malneige a été aussi abondante à une 
1eme ‘me dit -que Je fus ghanceux | date aussi hâtive. Le 25 octobre 1929, 
& me marier.“ ü est une légère couche de 
Las quatre enfants de Kirk, deux neige. La même année, le 10 novem- 
gnrçons èt deux filles, sont Jvan, | bre, il est tombé une couche de neige 
15 ans; Keith, trois: Efteline, 12 An# du genre de pelle dy 24 et 26 octobre 
et Marguerite, 10 ans. “ M 1992. - A CREER LEE 


“onse instituteurs de l'école de Schiad- 


destitués parce qu'ils adhèrent au h4-- 
zisme. 


chien a interdit pendant un an l'entrée, 
en Autriche de seize quotidiens alle- 


zis aux Etats-Unis feront l'objet d'une 


dait son siège à la Législature. En |7. 


dut reg def hs vierge bec: 


F7 € 
nt MODES TL à For 


les autres nations, a-t-il déclaré. Nous 
ne signerons aucune éntente de na- 
ture à déshonorer l'Allemagne. S'il 
ÿ a un pays au monde qui a le droit 
de ‘réclamer l'assistance divine, c'est 


le candidat libéral à l'élection de Ni- 
colet. 


Genève — M. Sean À - , } re ! 6 
M ra DL Tu te |O'os cali d'en vieux gén 


— “J'aime - mieux mourir que de 
déshoporer mon pdys. Si je me rends 


y Son appel était si passionné que 

sa voix'se brisa à piusieurs reprises. 
Ni prononça un dis de 95 mi- 
nutes, 1} inaugurait ainsi la campa- 
gne électorale du Reichstag en vue du 
plébiciste du 12 novembre sur la po- 
litique extérieure .du gouvernement 
naziste. Son | 

11 fit usage de tous les procédés 
oratoires qui lui sont familiers.- Il 
fut, tour à tour, violent, sarcastique, 
ému, conciltant. Plusieurs fois, il mit 
son auditoire au diapason de son élo- 
quence et recueillit les applaudisse- 
ménts rennes d'une foule en dé- 
re.” 

n détenait, à tous les points de 
vue, son administration et, particu-. 


tendance.-chez 

forme d'un "désir de revenir à la ter- é 
re et de mettre en valeur les terrains 
qui sont des biens de familie. J'ai atn- 
si un certain nombred'amis qui ont 


M. Jose-Antonio Primo de Rivera, fils 
lu dictateur défunt, a refusé au parti 
le concentration de droite l'autorisa- 
tion de l'inscrire comme candidat in- 
dépendant au Goastés: 


M. Henri de Clerval, attaché commer- 
cial de France au Canada, en parle 
aussi À son retour dé France où 11 
nas par SAR 

“Durant moñ séjour ëm France, gai 
zu l'occasion Ge constäter, un peu 
Jans tous les milieux, üne tendance 
très nette vers une vie plus conforme 


Genève — La sauté conférence de désar- 
nement s'est ajournée au 4 décembre, 
après avoir approuvé un projet de tra- 
ail que son bureau exécutera d'ici 
la reprise. i ans 


2e de mar dé ne 


Londres — Mile Ishbel MacDonald, 
fillé de M. Ramsay MacDonald, pre- 
de la 


st fiancée à M. J.-King Gordon, pro- 
fesseur à Montréal, fils du révérend 
Charlés W, Gordon (Ralph Connor). 


Grats, Autriche — Le principal et 


A propos du traité de Versailles, 
il se permit. des att violentes 
: contre l'Angleterre, la France, et feu 
ren SE; de -Woodrow. Wilson, président des Etats- 
vivre du produit même-de leur terre. | Unis sin Gé PH ARE 
— es nations appe 
Quan ceux possèdent pas 
de po à ils nt gl: aussi d'en pee Lee, dit-il, sont celles çhez qui l’on 
acheter et de revenir à cette forme sporifie des vies. à! bonneu Le 
de vie qui a fait: si longtemps la force |. “C'est malgré elle que l'Allema- 
et la richessé de la France, J'ai en-|£879 est entrée dans la guerre; mais 
tendu des industriels ec des commer- |©lle en est sortie’ honorablement et 
çants me faire part d'un désir sembla- | ‘© confiant aux promesses du prési- 
ble. S'ils ne le réalisent pas immé- dent Wilson. -Nous n'avions qu'une 
diatement, c'est que sans doute l'état seule alternâtive: survivre ou dispa- 
Éctuel de leurs affaires le leur inter- raître. Le traité de Versailles vint 
dit. Mais la tendance existe et on|2°us montrer combien nous devions 
t la relever”ui partout. combattre pour assurer notre existen- 
ve mouvement, Pides M de Cler- ce. Le traité de Versailles est un 
val, n'a rien d'officiel et le gouver- non-sens. Pour moi, il est simplement 
nement n'y est pour rien. On peut le incompréhensible, Au lieu de ramener 


i l'harmonie, il a plongé le monde dans 
considérer comme besoin né des 
vi pre vel qui,ônt. donné | 2 misérable chaos de haine et de 


‘dans l'est de la Styrie, ont été 


Vienne — Le on autri- 


mands et hebdomadaires illustrés. 
‘ à 

Vienne — Un tribunal a accordé un 
divorce pour incompatibilité résultant 
du fait qu'un des conjoints est aryen, 
l'autre juif. C’est vraisemblablement 
le premier jugement de ce genre en 
Autriche. 


Moscou — Le commissaire des af- 
tirés étrangères de la Russie, Mäxi- 
me Litvinoff, est en-route pour Wash- 
il débattra avec le prési- 


Li +n-quel- 
dent Roosevelt la question de la re- 
connaissance du gouvernement savié- que sorte priviighe dans la vie éco- 


= LES ANORERGE 
SONT À PARIS 


Ils voyagent ‘incognito, mais 


Le] 


C'est en parlant des armefnents de 

la France qu'il eut surtout recours à 
l'ironie. “D'autres pays, dit-il, n'ont 
cessé de s'armer, après avoir forcé 
Allemagne à détruire ses équipe- 
mnents militaires au nom de la cause 
sacrée de la paix. Ce n'est certaine- 
ment pas contre nos pompiers, nos 
policiers et nos troupes de choc que 
sont dirigés les armements de la 


Washington — Les activités des na- 


enquête qui commencera le 14 novem- 
bre prochain sous la direction de Sdm 
Dickstéin, membre du comité de lim- 
migration de la chambre des repré- 


sentants. 
: dînent avec M. Sarraut et|°  - nn 
Paris — Le RP. Antonin Eymieu,| les plus célèbres aviateurs ren prp e peine 
notre amour dè la paix”, dit-il en 
auteur bien u du Gouvernement de terminant. L 
de soi-même, ‘mort & Marseille. : . À ” 


Le premier ministre Sarraut et les 
plus célèbres aviateurs de France ont 
participé à un diner que l'un de ceux- 
# ci, Dieudonné Coste, a offert au colo- 
nel et à Mme Lindbergh . . 

Le ministre de l'Air, M. Cot, a de- 
mandé au public de respecter le désir 
dé Lindtiergh d'être considéré quoi 
ment comme un touriste. 

Mme Nungesser, mère de l'un des 
aviateurs français qui ont disparu en 
mai 1927 en tentant de voler de Paris 
à New-York, a invité le colonel et 
Mme Lindberkh à participer à une 
cérémonie qui a eu lieu en mémoire 
de l'aviateur Nungesser, au Bourget, 
vendredi. 


Paris — Le R.P. César-André Ber- 
thet, recteur du Séminaire français 
de Rome, est décédé à Paris.” 


Le feu à l’église de l'Imma- 
culée-Conception de 
Montréal 


Montréal — L'église de l'Immacu- 
lée-Conception, desservie par les ré- 
vérends Pères Jésuites de Montréal, 
a échappé à l'incendie vendredi, grâce 
au bon travail des pompiers qui, 
après. une quinzaine de niinutes de 
travail, avaient circonscrit le foyer de 
l'inceridie. Ce foyer de l'incendie était 
dans le toit de l'église. Selon les 
chefs pompiers, il aurait été” allumé 
par mégarde par les plombiers occu- 
de pés à des réparations à la toiture. 
, Le colonel Lindbergh-a. visité Les dommages causés ‘à l'église 
ire — L'on BJ, Maman, a | ques d'avions et les Séporr provienrent plus de l'eau répandue 
la délégation R à le Bontées | 7 POESIE TUE QU ton mans LS SOUL Ga 
des nations depuis ls mi-coptombre, français. ,|més à environ 860,000 et couverts par 


s'embarquera à bord de l'“Empress “| Les Tommés aux élections [l'assurance ’ 


+ 


Québec — Le premier ministre, M: 
Taschereau, a annoncé que les éléc- 
tions complémentaires de Nicolet .et 
de Wolfe auront lieu le mardi 14 no- 
vembre, et la mise en nomination le 


Greensboro, Caroline du Nord -__ Le 
câpitäine Bennett. Griffin est. en train 
de faire construire un avion au mo- 
yen duquel il compte faire le tour du 
Loc. atouts s 


—— 


Britain”; 4-Cherbourg, le 4 novem- : 

bre, pour revenir au Canada. municipales de Winnipeg | Une route du Mexique à 
| ———t Le “Local Council of Women a dé- l'Alaska - 
Paris — Le professeur Albert Cal- |cidé de présenter deux. candidates pour 

mette, qui a donné son nom au sé-|les postes d'échevins aux prochaines 

sui antitubereuitues pour les enfants, | dlostions mmisties 45 Wing. Ce 

est mort dimanche, à l'âge de 70 ans. 


Victoria. Colombie Anglaise — De 
nouveau il est sérieusement question 
sbnt Mine BF. MeWilliamis pour le d'établir une route de la Colombie An- 
quartier No 1 et Mme Dr Mary Ellen ‘glaise jusqu'en Alaska, le long de la 

Paris — M. Jean Cruppi, homme po- Douglass pour le quartier No 2. Trois côte du Pacifique. Cela complèterait 
Utique ‘français qui, comme ministre | femmes se présentent également com-|un réseau routier permettant de se 
des affaires étrangères en 1911, envo-| me commissaires d'école: Mmes Jes- | rendre en automobile du Mexique -jus- 
ya des troupes françaises à Fes, dé- |sie Maclennan et Gloria Queen-Hughes qu'en Alaska, ef l'on pense que cela 
terminant ainsi le protectorat français | dans le quartier No 2, et Mmé Mine manquerait pas d'attirer de nom- 
breux touristes. à 


ee 


labeur charmant dns une grande sal- 


ce serait tâche périlleuse, car elles 
ont toutes mérité une mention; nous 
aimons mieux publier la distribution 
des rôles, en adressant notre hom- 
mage à chacune de ces jolies senoras. 


d'Andalousie, Ida Phaneuf; Frasquita, 
sa suivante, Monique Guyot; La Se- 
nora del Las Pastillas, duègne, Cora 
Gagnon; ‘Migtress 
caine, Fabiola. Gosselin; Juana-Ma- 
riä, hôtelière, 
Peppa, sa servante, Blanche Lévêque; 
Mercedes, fruitière, 
neuf: Dolores, bouquetière, Berthe Le- 
clerc; 

Toupin; 
cile Toupin; Elvira, inercière, Aurore 


re Toupin; Carlotta, Alice Girouard; 
Raquel, Joséphine Poirier; Conchita, 


Lacroix; Chiquita, Irène Riel; Domini- 
ca, Berthe Corheil; Cipriana, Gertrude 
Pelletier; Lolita, Denise Guyot; 


Mme Hoey,, es hon. Préfontaine ét 


Fr 


opérette où le gai soleil espagnol flam- 
boie de ses plus beaux feux. La scène 
'ouvrit sur la place publique, où les 
fruitières, bouquetières, pâtissières, 
cigarières, bijoutières et imagières of- 
fraient leurs richesses variées à un 
tout petit peuple d'acheteurs chantant 
et dansant comme dans une kermesse. 
On arriva aux conclusions de tout ce 


noms de ces experts, c'est dire aveë 
quel soin on s'était préoccupé de faife : 


térêt: Organisation, Mlle Fabiola Gos- 
selin; direction, M. Bernard ù 
maquillage, Mme Pauline Bout. 

éclairage, M. Arthur Boutal; mise à. 
scène, M. Paul Lévéque; accessoires, 


M. Marcel Legoff; régisseur, M. ne 
rice Meunier. 


le du palais San Drigo! 


Distribuer des fleurs aux actrices ? | M. Maurice Prud'homme a prèsidé aux 


entr'actes; il faut nommer cés excel- 
lents musiciens: lers violons, Edgar 
Fourneaux, Clelio Ritagliati; 2èmes 
violons: Cécile Toupin, Antoine Gri- 
veau; alto, Willem Klok; violoncelles, 


Distribution 
Dona Isabelle, nièce du Gouverneur 


contrebasse, Joseph Paul; piano, bee -d 
Alberta Bernier. 


M. Noël Bernier, avocat, avait “a 
chargé de présenter les jeunes. filles 
à Son Excellence Mgr Yelle, et il ÿ 
it tout son coeur, Son Excellence ré- 
pondit avec des paroles de 
ienveillance; le distingué prélat 
réserva, du reste, cé faire plus 
ile connaissance avec le groupe in 
ressant de nos jeunes filles et de lb 
ec intérêt dans les oeuvrés. … 
4e piété, de charité.et de culturé 
il pouvait déj avoir une idée. 


Porkepick, améri- 


Yvonne Thorimbert; 


Germaine Pha-' 


Rosita,' pâtissière, Dorothée 
Casilda, cigarière, Cé- 


Joséphine Gallant; Hermosa, Polande 


son passage au milieu du peuple qui 
Mag- 


Toupin, Berg, Huot, et Dubois, pla 
nistes de la Maison, nous accueillent. 


Là encore, nous avons l'impression 
de pénétrer dans une serre de lis. el 


fleurs, et le coup d'oeil est ms 
Par rang de dignité, à gauche 
à droite de 8.2. Mgr Yelle, les invitéll 
se placent, parmi lesqueïs la  Réÿ; 
Mère Louis de Gonzague, Provinciale, 
les RR. 88. Supérieures des maisong 
suivantes: l'Institut Collégial- St-Jos — 
seph, l'Académie Ste-Murie, l'Immia- 
culée Conception, l'école de Holy 
Cross, la RS. M. du Scapulaire, et 
un grand nombre d'autres. + 


Pendant que “La voix des blés/, 


A l’Institut Collégial Saint- 
Joseph 


Depuis quelque temps déjà, on pré- 
pare à l’Institut Collégial St-Joseph 
une magistrale célébration. La fi- 
lette enthousiaste en dit assez à sa 
maman des splendeurs qui s'élabo- 
rent pour faire. désirer à celle-ci 
l'aurore du 25 octobre. 

Enfin! le jour de grande Ha se 
lève. C'est pour aujourd'hui à trois 
heures … e 

Les invités gravissent les escaliers 
qui conduisent au parloir. Deux fil- 
lettes sont là qui présentent à cha- 
cun un bouton-souvenir à l'effigie de 
‘8, EX. Mgr Yelle, aussitôt arboré avec: 
fierté Mgr: le Coadjuteur arrive bien- 
tôt, accompagné de Mgr l'Archevé- 
que, de Mgr Jubinville et d'un nom: 
breux clergé. Mgr Cherrier, malgré 
son âge, est là aussi. Parmi les per- 
sonnages officiels, on remarque l'hon. 
juge et Mme Prendergast, l'hon. et 


direction de Mlle Thibault, monts 


ches plates-bandes, nos regards ont 
vite fait d'embrasser le décor magni- 
fique, mais sobre et harmonieux. 
hautes fenêtres sont  habillées 
souples _draperies; des chaînettes,. 
pourpre‘ et or, courent en festons 
tout le tour de la salle, retenues” à 
intervalles réguliers par: un 

gland pourpre aussi. Au mur, a; 


Talbot, MM. Filetcher, Rogers, Min- 
gay, Herriot, Moore et Mcintosh, du 
département de l'instruction publique. 

Membres du clergé: RR. PP. Por- 
cheron, Normañdin, Bernier, Chicoine, 
Scheipe, Poulet, Dussault, Jubinville, 
Vézina, Magnan, mine Beaupré, 
Chysostome. 


MM. les abbés Fortin, Landrevilé, 
Brunet, Lévêque, Décosse, Frère Jo- 
seph, Yelle, Toupin, Rocan, Desro- 
siers, Sabourin, Brodeur, Primeau, 
Kessler, D'Eschambault. : 

MM. les juges Prud’hommie, Bér- 


Père de l'Eglise universelle; des 4f- 
lustres évêques pionniers de la #ül 
dans cette partie du pays; et tout su 
fond, au centré; du héros de la fête, 
le plus jeune, fleuri et enguirlandé, 
Mgr Yelle! que regardènt aves 
sollicitude d’un côté le “grand 
de l'Ouest” jouissant à er, de 
récompense méritée, de l'autre 


une constitution affafblié, une volaité 
brisée par la maladie, 81 on prolonge 
un peu l'investigation, on peut voir 
au-dessous de chacune de ces figures, 
toutes aussi remarquables les ures 
que les autres, un blason: symbole 
Xier, Goulet, Brunet, Dr Trudel, Ma- 
jor Lavoie, Mme Sumner, Mme Houde, 
Mlle Baril etc. 


Après les présentations, tous se 
dirigent vers la salle de réception, 
entré deux haies touffues de fillettes, 
toutes de blanc vétues, et qu'on dirait 
des lis, tendant vers leur nouveau 
“Jardinier”, leurs corolles odoriféran- 

"Fscciament 


Les sentiments délicats des élèves 
de l'Institut et leurs protestations de 
filiale soumission sont interprétés 
avec grâce, par Mlle Thérèse Côté- 


i dns en Thonnele : 
rcellence Mor Yelle 


aimables dont Mgr Yelle a parsemé | 


le fête depuis son arrivés de Montréal. 


mtonnée par 600 enfants, sous l& 


ans un ensemble parfait, des bläf : 


sur fonds .dorés, des portraits: ‘ù ‘ 


[bole de sublimes aspirations apostalt- 


Ur excellent orchestre dirigé per . 


Henri Benoist, Fernand Fourneaug: 


U 


(i 


tes, Tous £ bras de Son 
Les accords ardents de la “Dénse 
Hongroise'’ de Brahms, exécutée avec 


brio par Miles de Montigny, Mager, ue à à spa TL % 


can $ Core “ 
à NT. 


RON'I Un 


he nécessité, de an fores, de l'eicasità de ses méthodes et 
| de son programme, et par une ferveur réelle qui suscite tous 
les dévouements et conduif au véritable spomnitt laïque. 


me pa À et des méthodes e ae, par l'embra- 


re rapide des parties dans un tout harmonieux, oi chaque |* 


‘ officier, chaque membre remplit efficacement son rôle. 

+ né association -est-forte-également par le nombre de_se 
n Si l'armée du mal et des apathiques est considérable, 
à nous de faire notre part pour la diminuer et, d’enrôler dans 
l'armée du bien les jeunes gens dévoués et qui ont encore le 
coeur bien placé. 


 Aînsf constituée, admirable esprit qui active un corps bien 


développé, l'A.C.J.C. pourra, comme dans le passé, être fière 

des services qu'elle peut rendre à l'Eglise et au groupe cana- 

dien-français du Manitoba. : 
De nn Le président régional, 

Raymond BERNIER. 


MOTS D'ORDRE 


Le comité d'étude du Comité Ré- 
gional est à préfitrer le grogramme 
de l'année: une copie vols 'en sera 
adressée sous peu. En attendant, 
revue de V'A-C-J-C. en général et une 
étude sur les travaux donnés #u der- 
nier congrès ne pourraient que faire 
du bien. 

Nous exhortons nos cercles à pous- 
ser le tjrage de la Palestre. Comme 
vous l'avez déjà lu dans la “Liberté”, 


| ENPASSANT | 


ge de l'AC.I.C. re au- 

nb pus ses débuts ur le 
ra 1933-34. Les directeurs 
édents ont-souvent répété 
ulilité et même la nécessité de 
celte page, de sorte qu'il m'est 

‘inutile cette heure d'ajouter 

quoi que ce soit sur le sujet. 
T: a Liberté met un'coin de 
ournal à la disposition de 

C.J.C. manitobaine, — ce 

L n nous lui sommes très re- 

connaissants, — il prés à 
nous tous, acéjistes, d'en profi- 
ter..Faisons-la aussi intéressan- 
te que possible. 

Bo ur cela, il nous faudra la 
collaboration des cercles de la 
région: et le directeur compte 

la bonne volonté de mes- 
+ lès secrélaires pour lui 
| quaner tous les renseignements 
ont il aura besoin. Comme no- 
tre joue, serait intéressante et 
+. si chacun donnait un 
de main! 
ous aurons, comme par les 
années passées, un article de 
fond, la “Vie des Cercles”, quel- 
ues glanures, et les mots d'or- 
re du Comité Régional. De 
“plus, nous tâcherons_de vous 
| présenter l'historique de cha-, 
que cercle de la province. 

‘ 4H y aura de la variété! Etant 
un novice dans le métier de ré- 
daction, le directeur acceptera 
toutes suggestions qui pourront | naître, + 
augmenter l'intérêt de notre René BAZIN. 
page. . +. : 

Le DIRECTEUR. Les campagnes sont en quelque so0r- 
te le laboratoire où se créent les for- 

La langue doit être considérée com- | ces du bien. 
me un des privilèges lea plus _ ‘ » À 


TA 


de St-Boniface. Noubions pas ce .que 
le Collège a fait et ce qu'il fait en- 
core pour hotre association. 

Toutes les correspondances au Co- 
mité Régional devront être adressées 


Prud'homme, 554, rue en st- 
Boniface. : 

Nous prions les secrétaires d'être 
fidèles dans l'envoi de leur rapport 
mensuel. La liste des officiers du cer- 


vront être fournies au plus tôt. 


.GLANURES 


Rien n'est comparable à la séduc- 
tion qu'on éprouve à la vue d'un jeu- 
ne homme distingué: son seul aspect 
fait vibrer tous les sentiments géné- 
reux; les tegards s'arrêtent sur lui 
avèéc complaisance, et l'on se sent por- 
té à l'aimer, avänt même de le con- 


MONTESQUIEU. 


d'un peuple. 


l 


pos plus 
Réduits 


_ Où que vous alliez cet hiver, Yoyagez par le Pac ifique 
Canadien. 

Service renommé par tout l'univers. , . chaleur, loisir : 
et confort. .. trains tout acier. . . vitesse. . : à des prix 
exceptionnellement réduits, permettant une économie 
sérjeuse dans le coût de voyages d'hiver. 


RE 


une partie des recettes provenant de- 
la vente au Manitoba ira au Collège 


au secrétaire-correspondant, Maurice 


‘cle, ainsi que la date des réunions, de- | 


Paul Painlevé est mort 
Paris — Paul-Prudent Painlevé. run 
des premiers ministres du temps de 


‘la guerre et ministre de l'aviation 
dans lé cabinet Herriot, est mort di- 


ARRERIES | 
ii 


î 


ML de Monzie, ministre de l'Education | 


nationale, a'inspecté l'état des fouil- 
les. La superficie totale de l'amphi- 
théâtre <st de 10,000 mètres carrés, 
celle de l'arène de 2,500 mètres, et 


manche d'une syncope. Il aura des 20,000 spectateurs pouvaient y ‘tenir 


funérailles nativnales et sera proba- | 
blement inhumé au Panthéon. 
Painievé fut premier ministre en 
1917 au moment le plus critique de 
la guerre: ce fut Clemenceau qui lui 
succéda. En 1924, il fut candidat à 
la présidence de la république contre 
Doumergüe. Outre son rôle politique, 


un | Painievé fut un illustre mathématicien 


et hs cel mène smile céspes: 
en France. 
PERRET RER 


Haut-commissaire pour les| 


réfugiés juifs-allemands 


Genève -— La Société des nations a 
nommé M. James-G. MacDonald haut- 
commissaire. pour les _ juifs- 
allemands. 

A la demande de l'Anemag, un 
comité indépendant de la Société di- 
rigera l'application des mesures de 
secours à ces réfugiés. On eroit que 
ce comité se mettra en communica- 
tion avee-les- associations qui se- 
rälient prêtes à fournir de l'argent 
pour aider les Juifs.” 

—— 0402 2 — 
La France abandonne la 
‘trève tarifaire 


Genèvé — “Dass une lettre à Joseph | 
Avenol, secrétaire général de la So- 
ciété des Nations, le gouvernement 
français & annoncé qu'il abañdonnait 
pratiquement la trève tarifaire inà- 
posée par la conférence économique 
mondiale. 

Cette lettre, envoyée par René Mas- 
sigli, représentant de ia France à Ge- 
nève, réserve pour la France le droit 
de conclure tous les'. arrangements 
que les intérêts vitaux du pays né- 
cessitent. 

» Massigli a dit que la France était 
sbligée pour des raisons constitution- 
nelles de reprendre pour son parle- 
ment le droit d'initiative en matière 
tarifaire, d'autant plus que la con- 
férence économique a été ajournée à 


bus: des hommes et, de ‘grâce, | Line date que l'on ne peut prévoir et 


que la trève tarifaire peut se. pro- 
longer indéfiniment. 

Les observateurs reconnaissent que 
la France ne se considère plus com- 
me liée par cette trève bien qu'elle 
ne l'ait pas directement dénoncée. 

de AD 0 — 


Les Lindbergh à Paris 


7 Paris — L'aviateur jateur Charles A. Lind- | 
bergh a visité paisiblement ‘vendredi, | 
la ville qui l'avait si bruyamment ac- 
clamé il y ‘a six ans, alors qu'il en | 
avait fait le tefminus -de sa célèbre | 
envolée transatlantique. La 

Le colonet Lindbergh est arrivé | 
jeudi soir et a améri sur la Seine, a| 
Le Mureaux, à 25 milles à l'ouest de, 
la capitale, Cette fois, il est accompa- | 
gné de sa femme. Le ministre de | 


place. LA étaient sans doute donnés 
aux habitants de Lugdunum, capitale 
Gaüle, des combats de gladiateurs et 
de bêtes fauves;.là peut-être les mar- 
tyrs lyonnais, sainte Blandine et saint 
‘Pothin, subirent leur supplice”- que 
Chateaubriand racontä dans les Mar- 
tyrs. 
"Ne A ——— 
Pie XI recoit M. et Mme 
James Roo Roosevelt 


Cité Vaticane — Le Fe Le-Fupe a PA + 
une audience particulifre à M. et Mme 
James Roosevelt et à Mme Joseph 
P. Kennedy, fille de l'ex-maire Fitz- 
gerald, de Boston. M. Enrico Ga- 
leazzi, représentant des Chevaliers de 
Colomb à Rome, accompagnait les 
trois voyageurs. 

Le Saint-Père. à dit à M. James 
Rossevelt qu'il était reconnaissant au 
père de celui-ci, le président dés Etats- 
Unis, de son discôurs prononcé en fa- 
veur des oeuvres catholiques de cha- 
rité, à New-York. 


La politique commerciale de 
la France 


Paris — La France adopte actuelle- 
ment une nouvelle politique pour son | 


commerce à l'étranger. Au Cours de | 


pourparlers avec l'Allemagne, la Rus- 
sie et d'autres pays, elle tâchera d'é- | 
tablir un système par lequel impot- 


tations et exportat:ons s'équilibrerunt | 


“ On %e souvient de l'étonnement 
qu'éprouvérént les soldats français 
en, constatant, au début de la guèrre, 
que les soldats bavarois portaient 
‘dans la tige de leurs bottes un solide 
couteau à cran d'arrêt afin de ù 
SE OCR OU, ECOLE 


Cette arme terrible est fabriquée 
| actuellement par centaines de milliers 
dans nombre de maisons de Solin- 


geants du mouvement hitlérien, Ces 
couteaux, munis d'une gaine en cuir 
| qui permet ainsi de les fixer au 
ceinturon, sont fabriqués d'après un 
modèle établi officiellement. On les 
appelle Fabrtenmesser, ou ‘couteaux 
de sortie”. l'y en a susai pour les. 

| jeunes filiés et les, femmes. 

Dans la lame sont gravés ces trois 
ouate: Blut und Ebre, c'est-à-dire: 
“Sang et honneur." Le manche est 
orné de la croix gammée. - 

Le texte allemand ‘qui figure sous 
le couteau dans sa gaine dit qu'il 
s'agit du Fahrtenmesser origina] et 
réglementaire de la jeunesse hitlé- 
riènne. Je. 204 UE une pa Po 
sible. 


Cette arme officielle et obligatoire 
sert certainemènt à inculquer des sen- 
timents profondément pacifiques à 
toute cette jeunesse germanique! 

4 2——— 


Chauffeur facétieux 


En pléin centre de Paris, à un car- 
refour, le bâêton,blanc d'un agent, 
parmi d'autre voitures, vient d'arré- 
ter un taxi dans lequel se trouve 
une jeune femme et son turbulent 
petit garçon. UE 

Celui-ci vient de commettre une 
sottise et sa mère le tance vertement, 
tandis que, penché vers l'intérieur, le 
chauffeur s'intéresse à la scène si 
attentivement que, la circuiation re- 
| prise, il ne démarre pas. ‘* 

| L'agent intervient, furieux: 
| __ Allez-vous circuler ? 
| Et l'homme: du volant de répondre 
imperturbable: 
— J'attends que la mère is cal- 


à peu près également. Soixante-quinze | | mée. 


pour cemt des anciennes quotes-parts | 
de la France sont mises au rancart, | 


Ce mauvais calembour ne lui a pas 
| évité une contravention. 


p'accordant plus aux pays étrangers |. 


qu'un quart de leur commerce habi- 
tuel avec la France. ° 
22 Dr 2 ——— 


La poule aux oeufs d’or 


Le ministre de l'Agriculture bri- 
tannique avait organisé en 1932 un 
concours pour. le championnat des 
poules pondeuses d'Angleterre dont 
les épreuves ont duré quarante- -huit 
semaines. Ce championnat d'un nou- 
veau: genre. a été gagné par ur ,pe- 
tite poule. _du. Lan- 
cashire qui, en trois cent trente-six 
jours, a pondu 299 oeufs. Au çours 
du tournoi, 44 concurrentes périrent 
d'indigestion, parce que trop bien 
nourries, Par contre, la gagnante, 
| bien qu'elle ait un peu maigri, en 
dépit de la supernutrition, ne se porte 
pas plus mal. Voilà une poule qui 
aura rapporté à son propriétaire 
| bien plus qu’elle ne lui a coûté. 

A 


| Le : voyage sous la pluie 


Les chemins de fer ter hollandais: vièn- 
pept d'avoir une idée assez originale. 
lis ont créé une combinäison d'assu- 
rance contre La pluie que le voyageur 


l'air, Pierre Cot, et quelques autres | conclut. .au moment où il prend soû, 
savaient seuls qu'il arriverait d'inver- |, en acgüittañt un supplément 
ness, Ecosse. Il a améri tellement près! | de 10%. S'il pleut le jour du trans- 
|des quais qu'il u'a pas eu besoin de |, 4 4e voyageur, sur le, seul vu de | 
se servir de yacht pour = rendre à police d'assurance, . féjoit à: s0n 
terre. | arrivée à destination le remboursé- 


Les Lindbergh furent conduits à 
Patis par le secrétaire du | ment de au bin. Toutefois Y'épérs- 


|Cot et prirent une chambre au deu- 
xième étage de l'hôtel Crillon, an | [ 
| nant sur l'étroité rue Boissy. 
ee 


» Jourüaliste anglais arrêté ul: 
er Allemagne 1 
| 


On peut se procurer des Billets d'Excursions pour 
L'Est du Canada La Côte du Pacifique 
Du 1er DEC. au 5 JANV. Du 15 NOV. au 28 FEV. 
Limite de retour: 3 mois Limite de retour: 30 ay. 
Etats-Unis Centraux 
Du ler DEC. au 5 JANV. 
&—- -——— Limite de retour: 30 avril 


À un tetes. a metre me dé 
1 | 


| C'EST LE FOIE QU FA 
QUE VOUS VOUS 


Suinsulez la Hilo de Votre Fois 
besoin de 


Taux réduits spéciaux jusqu'à l'embarcadère pour voyageurs d'ou- 
tre-mer, du 20 novembre au 5 dpavier, avec lumite de retour de 
5 mois. 


RE ii nidiassuet (indie: éd onst Ines 6 ES à 


Pa 


… 


pa 


Munich M. Noël 
pondant du ‘Daily Telegraph” de Los- | . 


Penter, : : corres-! 


Le midiant Hértinois fi 


I} est Allemand, mais i] n'en a pas 
moins de l'esprit. L'autre jour, on 
pouvait le voir dans la fameuse pro- 
menade Unter den Linden, à Berlin, 
tenant humblement à la main son 


| chapeau. qui: portait cette pancarte: 


‘Je n'accepte aucun argent des Juifs.” 
A la fin de la journéé, le chapeau 
était rempli de pièces sonnantes et 
trébuchantes. 

Au moment où le mendiant ahait 
partir, un petit Juif- vint lui dire, 
tout tremblant : 

—N'accepteriez-vous pas un mark 
de moi? 

—Parbleu! répondit-il er  empo- 
chant la pièce que l'autre lui ten- 
dait: je suis Juif moi-même! 

— 400 2 nl + — 


Six mille mariages en un 
Jour! ‘: 

A _ Kharbine (Mandchourie), on 
vient de célébrer six. mille mariages 
dans la même journée. Les mariés 
étaient des employés et colons d'ori- 
gine japonaise. Le gouv next ja- 
EX avait récemment. fait annop- 


cer que “tout citoyen du Japon gui 
se matierait dans un délai d'un mois 
recevrait une prime”. Cette prime, 


du Du nov. 1933 au : 
loue fort nr 
des Canadiens 

gardent ençore un 

mental au 

‘ Au 


d'eau, etc.) et les odeurs désagréables 
(aymplocarpe fétide, gadelier puant àt 
l'oignon). 11 est probqble que l'odeur 
aromatique de certaines plantes, con- 
me agree le tanaisie, le muscari, 


mur”. Ces mots retentissants durent 
certes faire beaucoup de bruit dans là 
ville de François Lemoyne de Bien- 


ville. Mais ‘nous voulons être pen- \herbe ha: fe; amec értmabique. 
dus si nous savons ce qu'ils veulent ete. les, contre lés animaux 
dire. qui. t; plusieurs plantes sont 


il vénémeuses. 
11 semble que les anciens Louisia: X 


nais durent être, à quelque moment dé 
leur existence, piqués de la tarentule 
d'écrire, tant sont nombreux les écri- 
vains dont M. Tinker relève le nom. 
Et parmi ێs hommes de plume, beau-' 
coup furent très pittoresques, notam- 
ment les journalistes, dont plusieurs 
paraissent avoir douté, dans leur for 
SOFIA que 1e phyme + plus pie chance je. parle TS le pre- 
que l'épée”. 

La chronique de la première moi- [Mer 
tié du siècle abonde en narrations de 
duels entre journalistes. ‘A ce pro- 
pos, la directrice! d'un hebdomadaire 
du temps servit un jour, en première | 
page de son journal, le gentil petit 
morceau suivant: 

I nous fait plaisir PR re L] 
nos lecteurs qu'à l'occasion des pro: 


ler chasseur.—Parfaitement, môs- 
sieur, l'année dernière à l'ouverture, 
j'ai tiré un lièvre de 13 livres. 

2e chasseur—-Enfant! Moi, j'ai tué 
une femelle, qu'elle avait. les nn 


der chasseur. 


+ 


y g rs | 4 7 
HOTEL FRONTENAC 


s argu- 
politiques, M. Smith met au 
service de notre rédaction deux lon- 


gues épées, un pistolet Parson, 


JOSEPH GAUTHIER 


554%, rue des Meurons, Saint-Benifnes 
‘M'éléphone 201 614 


ft 


revolvers, une remarquable collection || Monuments funéraires , 
de cannes-épées, sans parler de deux | Maybres — Granite — Ststuié 6ù 
mallets d'acier. .Nous lui prédisons |, marbre Carrare .: 


l'aceuell le plus bienveillant parmi le Nous ‘2ErApdiesons d'aprés petit modèle 


nous le croyons saps peine, ‘” 

Le nom de M. Smith fait suppo- 
il écrivait sans doute en françäis. 
En tout cas, M. Tinker paraît avoir 
déniché tous les Français, ou descen- 
dants de Français, 


et il a consacré à chacun une courte 
notice biographique. ‘ 
L'âge d'or du journalisme français 
en Louisiane se situe entre 1840 et 
1850, Après cela, ce fut la décadence 
jusqu'à l'extinction définitive il y a 
quelques années, Mais l'histoire de ces 
écrivains et de ces jurnaux franco- 
louisianais, ç'est en quelque sogfe 
l'histoire de l'esprit français en Loui- 
siane, Ajnsi que l'écrit M..Gorman, 
lé critique de M. Tinker, “cela repré- | 


RITCHIE 
DENTISTE — RAYONS X 
sente, quelque chose d'exotique et de 154%, av. Provencher, Bt-Bonifses 


Téléphone 208 850 . 
Heures de bureau: © à. au. à 5 à, pm 
Mokuer 


Ba bout do ls pharmacie 
Comment les plantes se dé- Drs. HR. et HW. TEED 
fendent contre les animaux DENTIETRS 
… 406, Eäince Toronto General Mruüsts 


Un des meilleurs moyens de pro- Angie Portage et Smith Winnipeg 
teétfon que lés plantes ont développé 


singulier dans la civihgto améri- 
Caine”. À 

Edmond TURCOTTE. 
{Le end) 


Pépin 26 545 
pour se protéger contre les' animaux 
qui paissent, est celili qui consiste à, 
former des épines aigues qui Late 4 Dr JARJOUR 


la peau de l'animal avec lequel 
vient en contact. La paï tie de nd plan- 


ce |ae ao e ee 


| d'ailleurs assez lmportante, allécha 
(ee Mate 12 [LT 


te qui formé l'épine värie dans diffé- |702, Ed. Great West Permanent Lope 
Téléphone 94 965 


rentes éspèces. Dans le geuièvre c'est 


dus en Mandchourie Il sé fit aussi 


l'aubépine 188 longues épines repré: |nest mernter 
Voilà pourquoi il y eut six ‘mille | sentent probablement une ar 


ire 


sans doute deuxième fonction, } nn ga PO, pe 8 
es ÿ Er 
L nt à la surface 


La prime du gouvernement les 3 


ayant appris la chose a protesté, l 
| M pubter à hope ques dater] 


4 


éunis. Souhaitons qu'elle les rendé ré Truste, 3 
pe à w du. era; L ai _” À per en le nl 
7” dfare ‘qu'elle le ‘soupçonne ä'espionna- É re RER ce ae" NAS | TS 
| CANA DIEN PACIFIQUE abc Lacan coque | norin'…— Les étudiants non urywns| iantes savoir, l'ortie ét 
_ Le plus grande Organisation de de VeyageshdufM ce nde muniquer avec le consul, général qui, devront se procurer des autorise“ ons |le lamier, Il y à cinq espéces capa: 


|particuières pour sutves les cours de | diennes Gone, dent Ones ent DNTAN, ARNR: sis 


Su D 
anormal anale | répandues où trois appartiennçent à} re FN cg 
F pi : 
L us 7 
—— ed PAT 0 ré « À , , wr Ps 1 
ÿ Nc pra Mag USE 


2 


dimensions en rapport ävée celle de la un, 
elles lui ont conservé l'oeil austère, ét, au front, 
le pli vertical de là sévérité. Elles traduisent . 


<- 


, ‘ainsi une expression familière à beaucoup de ‘ 


maltres. Dès qu'ils ont franchi le séuit. de la 

_ classe, ils banhissent le sourire et de leurs lé- 

+ -vres él de leurs yeux, car ils le croient ennemi 
d'une bonne discipline et-d'un travail fructu- 
cux. Les élèves, inconsciemment, prennent à 


divers degrés l'expression du maître, Les plus- 


. appliqués sont aussi sérieux que s'ils lisaient 
au mur: “Ici il ést défendu de sourire.” Dans 


ne telle atmosphère, le travail est pénible, le. 


devoir semble lourd, et difficile la leçon qu'on 
: "écoute le frônt ridé. Le maitre, qui, de son re- 
. gard, rappelle sans cesse à l'attention et à l'ef- 


ce sens qu'il fait bien comprendre et beaucoup 
retenir. Cela ne suffit pas à le PER com- 
me modéle. 

Sa: méthode, en effet, ne tient aucun coinp- 
te des lois de l'activité enfantine. L'enfance est 
l'âge de la spontanéité et de la gaité. Si nous 
créons à nos élèves une atmosphère d'austéri- 


rater 


 Tort, est souvent un erreltent-pédagogue-en- 


| paises conditions cpu ri sant. physique 
ment, dans un air à demi vicié. 


* Je n'irai pas jusqu'à prétendre. que le sou- 
rire du maitre peut, à lui*seul, créer l'atmos- 
-bhère de confiance et de boïne humeur qui 


. convient au travail des élèves. Il est cebtain 


qu'il ÿ contribue. Sourire, n'est-ce pas dire : “Je 
suis heureux, petits, de me retrouver parmi 
vous, heureux de travailler avec vous." 


Comme les élèves auront vite fait de pren- 
dre les dispositions-de leüf‘müultre! Ils sé met- 
Yront à l'ouvrage avec “ardeur, co ce ‘el 
joie”. Cetle vieille formule, que j'ai lue souvent 
au tableau noir d'une salle d'étude, revient sous 
ma plume, je comprends mieux, aujourd'hui, 

qu'elle résume les conditions du travail agréa- 
Le et fécond. N'offrons donc pas à nos élèves 
un visage constamment austère, n'oublions pas 
que le sourire du maître est d'une grande puis- 
sance, qu'il peut, dans une certaine mesure, 
remplacer la baguette magique que nous dé- 
,sirons tous, el dont le pouvoir serait de rendre 
facile et fructueuse notre tâche qubtidienne. 


Uné INSTITUTRICE. 


CARNET 


d’ une institutrice 


LEE 


Une de nos Metitiée: qui est insti- | 


obligation subsiste, 


D'abord, c'est 
montrer de la déférence envers le 
professeur que de lui scumettre une 
page qu'il puisse lire facilement. En 
second lieu, l'intérêt personnel yÿ trou- 
ve son Compte: car le juge sera tou- 


tutrice, nous communique un délicieux l‘j,jurs mieux disposé pour'un devoir 
carnet dont nbus extrayons quelques | ont ]a lecture ne lui a pas donné de 


‘Hnecdotes que voici, 


Nous serions reconnaissants aux 


peine. 
Dans un examen, il arrive fréquem- 


membres de l'enseignement qui nous | ment qu'une composition - médiocre, 
feraient le plaisir de nous adresser, de | mais convenablement écrite et bien 
.la sorte, des obsérvations. amusantes présentée, obtienne une note égale ou 
qu'ils ont pu faire ou des réflexions | supérieure à celle d'une autre compo- 


qu'ils ont pu entendre en classe 
.. Quels précieux documents ils peuvent 
recueillir, eux qui sont toute l'année | 


sition meilleure, mais griffonnée et 
indéchiffrable. . 
Tout le monde re peut pas avoir ce 


entourés de petites filles et de petits | qu'on est convenu d'appeler une belle 


-Harçons 
M.-G. 
.… 
7: . = Probléme inventé sur 
| 7 d'une petite fille de: neuf ans: 


écriture: c'est un don naturel. Mais 


tout le monde peut avoir une écriture 
Hsible: 


Un'monseur achète une petite fille | un o, ni un n pour un u. C'est une 
de $2 00, une autre de $1.00, une autre | question de volonté. Et quiconque aura 
de 50 sous. Combien a-t-il dépensé | ainsi volontairement mis de l'ordre, 


"en tout? | 
. . d 
en cours d'année, a eu du mal à se 
mettre au niveau de travail de ses 
compagnes. Elle y est arrivée. Made- 
imoiselle la félicite et l'encourage: 

v .— Vois-tu, maintenant que tu sais 
bien compter, je vais pouvoir te mettre 
en première division à Noël. 

Le lendemain, Mademoiselle, pen- 
dant la leçon de culcul, ‘s'arrfte au- 
près de l'enfant pour contrôler son 
travail: alors celle-ci, avec timidité, 
mais si heureuse du compliment qu'elle 

TT va faire à Mademoiselle, qu'elle aime 

bien: 


# - Je lui ai dit, à maman, ce que 
vous m'avez dit hier, alors, elle a dit: 


“Ben, elle est pas trop bête, la mai- 
tresse.” | i:8 


La maîtresse fait une lecture sur le 
gaspillage: les achats de Mme Dupuis. 
En résumé, Mme Dupuis est allée 
dans un magasin pour acheter une 


robe .et elle revient avec un tas de| 


choses dont elle n'a pas besoin. pl 


va certainement être grondée par son 
mari 

Réflexions des élèves: Jean—-Elle | 
n'a qu'à cacher ce qu'elle a rapporté. 

Yvette — Elle n'a qu'à le mettre 
quand son mari n'est pas là! 

Et voilà comment l'institutrice réus- 


sit parfois avec ses leçons dé mo- 
rale' 


—— +. 


Re 0  ——— 


nf faut soigner digner 1° écriture 


_——— | 
Cela peut sembler ln détail secon- | 


daire: f! est cependant d'une grande 


importance | 


S'H s'agit ‘d'une letpre; | 


Folitesse d'écrire ,assez lisiblement 
pour que le destinataire he soit pas 
astreint À déchiffrer un grimoire et 
à deviner des énigmes. Surtout si ce | 
destimataire est une personne à ] 
on doit le respect À 
S'il s'agit d'un devoir, 


+ 


la mème | 


St 


_PILULES 


’vour les Femmes Pâles 


de la clarté, de la tenue dans son 
écriture, serh bie 


Courrier de 


Mère-Grand 


J.P. — Ayez bon courage et laissez- 
vous soigner. Chassez le plus possi- 
ble cette inquiétude qui vous: xonge 
et qui peut nuire aux bons ‘êttets 


” du traitement. Il faut avec énergie 


“vouloir” 
vous. 


guérir. Je pense bien à 
4 


En deuil — Ne regrettez pas d' avoir 
donné à vos enfants une instruction 
si complète, Ils sont, ainsi, mieux 
armés pour la lutte qui se fait 
âpre. Il est bon de pouvoir se spé- 
cialiser, on trouve ainsi filus faci- 
lement une bonne situation. Croyez- 
moi ces longües études ne sont ni 
du temps ni de l'argent perdus. 
Quant à vos accès de mélancolie, de 
grâce ne les entretenez pas avec 
trop de compläisance. Cultivez, au 
contraire, l'optimisme qui donne 
l'allant ‘et une confiance victorieuse. 
Je ne connais pas.de meilleur se- 
cret d'éptimisme que l'abandon to- 
tal aux bons vouloirs de la Pro- 
vidence. . 

P.M. — Il sérait imprudent, en ces 
temps de dépression, d'äbandonner 
un emploi ‘sûr pour une situation 
aussi aléatoire’ Un gain modeste 
mais régulier est particulièrement 
précieux aujourd'hui, J'ai le regret 
de ne pas connaitre de monologues 


TT TEST UBé simiplé marque de vulgaire | “spécialement destinés à des noces 


Toutes mes amitiés. 


Antofnette — Votre maman a tout à 
fait raison de vouloir surveiller vos 
lectures. Vous êtes encore bien jeu- 
né et vous avez peu d'expérience. 
Votre bonne maman:n'a pas du 


d'or. 


vous souffrez de : 


ROUCES 


tn où mn matt 


il suffit pour cela de former | 
l'ardoise , bien exactement les lettres, de faire 


qu'un a ne puisse pas être pris pour 


rès d'en mettre 
Uné fillette étant arrivée en classe | dans sa vie. ; 


tout l'intention d'être un tyran pour 


vous. Elle veille simplement sur vo- 
tre belle jeunesse et vous devriez, 
au contraire, lui en,êtré reconnais- 
sante. 


Grand'Mère C. —-Devenir pour mes 
lectrices une auxiliaire précieuse: 
tel est le but que je désire attein- 
dre. Votre lettre, pleine d'affec- 
tueux éloges, mé prouve que je 


en remercie. Cette féte de l'Hhllo- 
ween g£st d'origine écossaise anti- 


monde, elle a toutefois perdu gon 
caractère malfaisant. Je come 
.prends qu'habituée au recueillement 
qu'inspire ce mois du souvenir et 
au cuite des morts si vivace dans 
nos familles canadiennes, la célé- 
—bration bruyante et même bouffon- 
ne de cette fête vous apparaisse 
comme une vilaine farce macabre. 
Je partage d’ailleurs ce sentiment. 


que la jeune génération adopte ces 
habitudes dont elle ignore le sym- 
‘bolisme et qui, pour elle, représen- 
tent simplement une occasion de se 
divertir."Je souhaité à notre pays 
de nombreuses grand'mères comme 
vous, soucieuses de conserver intac- 
tes nos traditions PARAISS et na- 


tionales. 
EE 


Aux institutrices — Un merci recon- 
naissant aux institutrices de Saint- 
Norbert, Saint-Français-Xavier et 
Saint-Pierre qui, malgré leurs pres- 
santes oveupations, ont eu l'amabili- 
té de me’ faire parvenir la date de 
naissance de leurs élèves. 
M.-G. 
ÉD 2——— 


Quelques pensées 


La science est non seulement 

une des sources de la vertu, mais 
encore elle l’entretient, elle la ” 
eonserve et elle va gts (Bos- 
suet) 
Plus on est instruit, mieux on dis- 
cernë son devoir, et quand on est de 
bonne volonté, mieux on le fait. D'où 
la nécessité d'acquérir la science par 
tous les moyens à notre disposition, 
et sans jamais nous relâcher. On re- 
grette toujours d'avoir négligé de 
s'instruire; toute connaissance, au 
contraire, trouve son emploi: Celui 
qui ne se rend pas de plus en plus 
habile duns son état, recule au lieu 
d'avancer dans La vie. (Franklin) 

Cependant, il faut veiller à‘ce que 
les connaissances soient profondes 
plutôt que superficielles. Mieux : vaut 
creuser que s'étendre. Mieux vaut un 
peu bien su' que beaucoup mal su. Des 
conhaissdnces peu nombreuses, mais 
bien digérées, bien assimilées, 
ment le jugement, et c'est le juge- 
ment qui fait la valeur de ‘l'homme: 
Dans le monde de l'intelligenté, le 


bon sens est la propriété foncière; 


l'esprit n'en est que le mobilier. (De 
Bonald.) 

Le bon maitre ne se contente pas 
d'être instituteur, c'est-à-dire profes- 
seur d'a b c de calcul, de grammaire 
où d'aritmétique. 11 vise plus haut, 
se fait éducateur et cherche à attein- 
dre non seulement les intelligences, 
maïs les âmes, pour les élever jus- 
qu'à la hauteur de leurs éternelles des- 
tinées. 


L'art d'enseigier 
L'art d'enseigner n'est que l'art 
«| d'éveiller la curiosité des jeunes âmes 
pour la satisfaire ensuite. Les cèn- 


suis sur la bonne voie et je. vous: 


‘Peut-être ‘trouverons-nous tout de 


catholique. En se répandant dans le | 


Mais dans un pays anglais comme le pa 
nôtre, il ne faut pas trop s'étonner 


bertcBdan sms érrede PROPERTIES 


UN PETT MOT 


Oh! les genülles lettres reçues cet- | 


te semaine! Toutes plus 
les unes que les autres! C'est ça qui 
réchauffe et met du printemps dans 
l'âme, en dépit de la neige et des 
frimas.. + 


Vous n'imaginez pas combien il 
m'est pénible:de résister à vos allé- 
chantes invitations. Cela me change- 
rait pourtant, bien les idées … Mais que 
deviendraient toutes vos petites let- 
tres, qui corrigerajt vos concours, si je 
me rendais à vos [pressants désins ve- 
nant de tous les coins de la province ? 


même une combinaison ré au 
cours des’ prochains mois. . 

Quelle joie d'accueillir mes petits 
amis de Girouxville! Je devine votre 
impatience et votre inquiétude à la 


veille ce l'ouverture des classes: pas | 


d'institutrices! Heureusement, tout 
est bien qui finit bien! N' oubliez pas 
de revenir et bientôt! : 

Mevci, petite Alice, pour la date 
dé naissance de’vos, camarades et la 
jolie lettre. Lz tout m'a bien réjouie. 

Vous dites des choses exquises d'une 
façon délicieuse, Victoire. Voilà, cro- 
yez-moi, des sentiments qui sont cér- 
tains d'être payés de retour. 

Ne doutez pas du plaisir que vous 
m'avez fait, Cécile, en me donnant 
se ru “ma Natalie, J'en 
garde un souvenir bin vivace, de mé- 
e/que de tous les (chers petits en- 

ts: qui composent notre belle fa- 
mille du “Coin”. 

Il-y a eu malentendu au sujet du 
“Mot, d'ordre”, Thérise. Comme nous 
n'avions pas fait supprimer les abon- 
nements de l'an dernier, le Père Di- 
recteur de la revue ne savait à qui 
appliquer ces 75 sous. Tout sera rec- 
tifié le mois prochain. : 

Afin de donner plus d'espace aux 
compositions. primées, .nous suppri- 
mons le conte de la semaine. Chaque 
rédaction n'est-elle pas, d'ailleurs, une 
jolie histoire racontée par l’un d'ent ï 
vous? 


Bonjour, mes petits amis! a. 


moi vous embrasser bien fort pour 
vous remercier de toutes vos gentil- 
lesses. . *‘** 

- Alté' Préfontaine, Saint-François- 
Xavier: Lucille Bélanger, Girouxville, 
Alta; Marcei Adolphe, Agnès Goulet, 
Juliette Rodrigue, Artha Goulet, Su- 
zanne Marcoux, Lorette; Denis Jou- 
bert, Saiat-Pierre-Jolys; Ida Olivier, 
Victaire Véry, Germaine Ferland, Flo- 
rence, Champagne, Cécile Savage, 
Rosanna Ritchot, Georgine Beaudry, 
Yvonne Ruél, Adèle Beaudry, Anra 
Girouard, Eveline Guay, Thérèse Fon- 
taine, Anpa-Maria Ferland, Maria 
Vergnano, Thérèse Gosselin, Sylva 
Vermette, Anne Camiré, Annie Saw- 
chuck, Yvette Arnal, Marguerite Pa- 
tenaude, Georgette Courchaïne, Jean- 
ne Saint-Germain, Jacqueline Beau- 
bien, Marcelle Kenny, Saint-Norbert, 
Thérèse Régnier; Saint-François-Xa- 
vier. . 

MERE-GRAND. 


MES PETITS-ENFANTS 
M'ECRIVENT... 


Girouxville, Alta. 
Le 20 octobre 1933 
Bonjour, Mère-Grand, : 

Çe. sont vos petits Albertains qui 
vous, reviennent, les reconnaissez- 
vous? ‘ 

Le temps court si vite! Déjà deux 
mois de classe de passés, il me sem- 
ble que nous sommes au. premier 


naissances qu'ün enfonce de force 
dans les intelligences les bouchent et 
les étouffent. Pour digérer le savoir, 


il faut l'dvoir avalé avec appétit. 


<” 


+ 


histoire, ce qui ne nous fait pas plai- 
. Croyez-vous cela? . 

J'ai bien aimé mes vacances cette 

! Nous avons-eu -beaucoup de 


visiteurs, car papa tient la ferme ex- 
périmentale à 2 milles de Girouxville. 


J'ai aidé maman à la éuisine, au 
ménage, au jardin, au poulailler. J'ai 
aussi pratiqué ion piano. Tous é- 
‘aient de bonne humeur, car là récolte 
s'innonçait si bien! Mais une gelée 
précoce vint faire écroulèr. plusieurs 
beaux châteaux! N 

Votre histoire du ‘“Vilain” noùs a 
beaucoup intéressés. Raconteg-en en: 
core, voulez-vous ? 

_ Je vous quitte, Mère-Grand. 

© Affectueux bonjours de vos petits- 
enfants de Girouxville, Alberta. 

Lucille BELANGER. 
+. 
Ecole de St-Joseph, 
. Le 10 octobre 1933 
Bien chère Mère-Grand, 

Ce sont vos petits-enfants de St- 
Joseph qui viennent vous dire bonjour 
et vous donner qüelques nouvelles du 
petit monde. 

Inutile de vous dire que nous som- 
mes pieds et mains à l'ouvrage. Notre 
bon.et dévoué Monsieur le Curé est ve- 
nu nous rendre visite, l'autre jour, et 


il nous a apporté deux jolis livres de 


prières et pour, qui? Le premier est 
pour celui qui saura mieux son câté- 


chisme; le second pour célüi qui sera | 


premier pour le français. Læs heureux 
gagnants recevront leurs primes à 
Noël, alors imaginez si nous travail- 
lons! L'enthousiasme est général, mé- 
me les plus paresseux sont à l'oeu- 
vre! A Noël, je vous dirai le résuitat: 
en attendant je vais travailler et je 
suis confiant que mes efforts seront 
couronnés de succès. 
Votre petit ami, 
Léon MARION. 


Compositions 
Primées 


Mon petit chien 


J'ai un petit chien. Quand je vais 
à l'école et quand je reviens vers 4 
heures il court vers moi, il saute sur 
moi. I1 est rouge et blanc. Jé lui don- 
ne des os et des patates. Quand il 
est content, il tourne, il saute, il ne 
sait comment témoigner sa joie. Il 
s'appelle Teddy. . 

Quand il est fâché, il boude, il va se 
cacher dans un Coin ou sous un lit. 
Gaétan LABOSSIERE, 

Grade 2, Saint-Léon. 
++ 


Mon petit chat 


J'ai un beau petit chat..Il est gris 
et blanc. Savez-vous comment on l'a 
trouvé? Dans un beau petit nid avec 
trois petits frères et leur mère qui 
en prenait grand sin. La mère pa- 
raissait inquiète de nous voir autour 
de sa nichée. Maman décida qu'on ne 
pouvait pas les garder tous, ‘alors 
c'est moi qui ai choisi. J'ai pris le plus 
beau: un charmant petit chat gris et 
blanc. Oh! qu'il est beau! Personne 
n'en a un si beau! 

A présent, Minet est plus gros, 
mais il est très doux. I] a l'air de nous 
aimer. Quand il me voit, il vient se 
frôler sur moi, il miaule doucement, 
cé qui a l'aif de dire: oh! que f'aime- 
rais Ça me faire câresser! Je le prends 
dans mes bras et aussitôt il fait en- 
tendre un ronron très doux pour me 
montrer qu'il est content. Minet ai- 
me aussi À jouer, nous avons béau- 
coup de plaisir ensemble. Quelquefois 
il me mord en jouant, mais i] est bien 
trop gentil pour me faire mal. 


/ 


Mon petit chat nous rend aussi de |: 
‘|grands services. 11 est habile à at- 


trapper des souris, et comme il aime 
à jouer avec avant de les manger! 
‘Mon mignof petit chat n'est pas 
aussi migriim quand il voit approcher 
un chien. Qu'il eat laid: alors! Il, ne 
se ressemble plus du tout, ausæ je 


‘ces. Ce n'est pas to 


lats, de noix, etc. 

On voit aussi à ce parc deux gros 
champignons en pierre appelés “Twin 
Müshrooms'”; à liaide de portes qui 
s'ouvrent on voit à l'intérieur des lu- 
mières de différentes couleurs. C'est 
féérique. 

Après avoir vu tout cela j'allai me 
baigner. Cette journée-là, il y a des 
grosses vagues parce qu'il vente très 
fort. Alors mon oncle, ma cousine et 
moi, “nous décidons d'aller pren- 
dre un toùr de bateau. Le bateau glisse 
sur le“ vagues comme nous glissons |} 
sur la glace en hiver; plusieurs fois 
il tourne à l'envers et je vous dis 
que l'on se fait bien r. De grosses 
vagues d'écume b e nous pas- 
sent par-dessus la-tête et nous étour- 
dissent, mais comme on s‘habitue vite 
à cela! 

Nous partons poür notre beau chez- 
nous vers les huit heures et demie. 
Une couple d'heures après, je raconte 
ma belle journée à ma bonne maman, 
je lui dis bonsoir et je vais me cou- 
cher sans oublier de remercier le bon 
Dieu de nous avoir donné tant de plai- 
sir. 

J'espère que vous aimez le récit 
de ma plus belle ée de-vacan- 
ce que j'ai fait, 
mais s’il fallait tout vous dire, il me 
faudrait un cahier “jumbo”. 

Rolande COURCHAINE, 
N {Couvent de Saint-Norbert. 


(Grade VII) 
CR 


Savoir se gêner 

‘L'homme civilisé vit en société. 11 
n'est pas comme l'anachorète seul au 
fond d'un désert, mais en rapports 
continuels avec ses semblables, avi- 
des comme lui de jouissance et de 
bonheur. Dès lors, pour ne pas rom- 
pre l'harmonie qui doit exister entre 
des êtres qui voguent vers le même 
but, l'homme a des devoirs à remplir; 
et le premier, l'essentiel, est de savoir 
se gêner. Que faut-il entendre par 
là? Se gêner c'est savoir renoncer à 
ses commodités, à son bien-être, c'est 
mettre son égoïsme’ sous les pieds 


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ture font place à la contrainte, à la 
gêne! Qu'un peu de condescendance 
de ig part de ces esprits égoistes ra- 
mèrerait vite la paix autour deux! 
Ilen coûte, il ést vrai, de renoncer 
à sa manière de voir, de penser et 
d'agir, mais ce petit sacrifice vaut 
bien la peine d'être fait pour éviter 
les disputes, les contestations, les ma- 
laises. 
Pour sayoir vivre en scéiété, nu taut 
enfin songer aux besoins des autres. 
Il y a dans l'ordre sociai" tout comme 
dans l'ordre moral des fausses maxi- 
mes, es sophismes qui s'accomme- 
dent bien avec le sans-gêne, l'égoisme 
de nos jours; tels sont par exemple: 
“Là où il y a de la gêne, il n'y a pas i 
de plaisir.’ ‘Charité bien ordonnée L 
commence par soi-même." Cette der- 
nière maxime, vraie au sens moral, 
ne l'est pas toujours au point de vue 
social. Si je recherche toujours mes 
besoins persohnels, mon bien-être in- 
dividuel sans jamais consulter les be- 
soins ds autres, je pêche gravement 
centre l'essence même de la politesse, 
car qui dit politesse dit renoncement, 
souci des besoins d'autrui. 
Les idées que je viens d’amplifier 
suffiront, je crois, pour démontrer la 
vérité si peu connue, st peu pratiquée 
de nos jours que, ‘savoir se gêner est 
une des choses les plus essentielles 
pour vivre en paix dans la société." 
Mariette JUTRAS, 
Grade XI, Couvent de Letellier. 


POUR RIRE 


‘Une petite “raisonneuse"” 

La maman de Lisette est d'une pro- 
preté scrupuleuse et fait subir à sa 
petite fille de fréquents lavages peu 
de goût de celle-ci. 

— Comme tu grandis, ma petite 


, 
’ 


pour n'être à charge à personne. Mais | Lisette! lui dit un jour une amie, 


hélas, que fait-on? Tout le conrtaire! 


— Oh! cela n'a rien d'étonriant, ré- 


A-t-on froid? Vite on ferme portes pond L:sertie en soupirant, maman 


et fenêtres sans songer que les au- 
tres ont peut-être trop chaud. Est-on 
incommodé par la chaleur? Portes et 
fenêtres sont aussitôt ouvertes sans 
s'inquiéter si les voisins craignent le 
froid et les courants d'air. Est-on de 
bonne humeur? On jase, on chante à 
pleins poumons pendant que d’autres 
soupirent après le silence et le cal- 
Je pourrais multiplier ici les 
exemples, mais ceux que je viens de 


mentionner suffisent pour illustrer: 


cette première partie de ma thèse. 
La vie sociale exige donc’ de nous 
bien des sacrifices. Il faut tenir comp- 
te des goûts de ceux avec qui nous 
sommes en rapports. Nous sommes 
tous créés à la fessemblance du Divin 
Créateur, nous descendons tous d'A- 
dam, et cependant quelle diversité 


dans les caractères! II est impossible 


|’ Hn ‘y a pas de 
meilleur aliment 


que le 


me garde bien d'approcher de lu ll 
se fait un gros dos, il crie et, fait des 
grimaces, s& queue se gonflé, où di- 
rajt un ballon. ont big 


CRESCENT CREAMERY 


> \ 
< — 

L , 
re ’ re 


l . 
| “Une Compagnie Canadienne, propriété de Canadiens 
-et exploitée par des Canadiens” 


CRESCENT 


m'arrose tellement! 
LEE) 
Devoirs de vacances + 

Jojo fait ses devoirs de vacances, 
et dans une de ses rédactions, |] échit: 
‘ “J'ai attrapé un petit papillon. Tel- 
les des cornes, des antennes ornent 
sa tête et lui donnent l'air d'un ai 
taureau!" * 

+ L1 L . 

Sur la route 

Pierrot—Maman, porte-mof, 

Maman.—Non, mon petit, j'ai déja 
mon filet À provisions. 

Pierrot.—Prends-moi tout de méins 
sur tes bras, moi je porterai le er 

LE R] 

Pourquoi les enfants mal élevés oft- 
ils souvent mal aux dents? ne 
‘Parce qu'ils ont de mauvais maux 
(mauvais mots) à la bouche. £ 


— A 


+ 


LAIT] 


Pasteurisé 


— Téléphone F 
37-101 - Jl: 


Éd 


Donne ce ape TA 


ft: président, Gaston Bernard; 
É , Jacques le Roux: directeurs, 
Loëiis Beïléc ét Mike Pastichenko: 
trétaire-trésoriér, Jean Märtin: dé- 
égué à la Convention, Jéin ‘Mar- 


Ke tin, 


La deuxième assemblée fut celle des 
membres de la Société d'Agriculture 
de Saint-Claude Le mauvais temps 
ayant empéché un grand pombre de 
membres d'y assister, il n'y AVAit 
que 25 membres présents. Le vice-pré- 
sident, E-O Gautron, remplaçant le 
président, ouvrit l'aisemblée par ‘un 
discours approprié, et invita les mem- 
“bres à faire des propositions et à po- 

tions. La.pius..importan- 
te des pr'positions fut celle proposée 
par Jean Martin et secondée-par Vic- 
tor Darel: que la date de l'Exposition 
soit fixée À une date appropriée: en 
automne, la date devant être fixée 
selon l'état des travaux, On fit en- 
fuite l'élection du bureau: : 

Président, E.-O. Gautron; vice-pré- 
sident, Jean Martin, directeurs, L. 
‘Boille, V. Darel, L Pilloud, L. Chéze, 
Aug. Bernard, P. de Rocqüigny, L. 
Béllec, Jos Jacques, Art. Jobin, Fr. 

__Gloux; âuditeurs, Emile Jobin et G. 
Trémorin. 

Les nouveaux directeurs se réuni- 

‘ ront pour la première fois le samedi 

4 novembre. | 

Notre chargement de farine a été 
un réel succès. 53,000 livres de fari- 
ne, son et gru furent distribuées à 
St-Claude et à Haywood, à un prix 


‘. défiant toute concurrence. 


Jean de MOISSAC, 
Secrétaire-trésorier. 


SAINT -NORBERT 


Réception en l'honneur de S. E. 
Mgr Yelle 
Jeudi dernier, notre couvent écri- 
° vait une des plus belles pages de son 
histoire. Son Excellence Mgr Yelle 
coadjuteur de Saint Boniface, a:coïm- 
pagné de son Excellence Mgr Béli- 
veau, de son frère M. l'abbé Yelle, 
et de M. l'abbé. Primeau, desservant 
de ia paroïsse, daignait venir jusqu'à 
nous 
À trois heures, nos distingués 
visiteurs, entraient dans notre belle 
salle de réception, artistement déto- 
rée pour la circonstance. Fe 


D'une seule 


voix cent-cinquante 
élèves, entonnèrent un bel ‘Ecce 
Sacerdos Magnus’. Aux derniers 


mots de ce chant, un ange, précédé 
de deux mignonnes fillettes portant 
chacune une gerbe de fleurs, offrit 
à Son Excellence, au nom du person- 
nel du couvent, la plus cordiale bien- 
venue 


Les élèves appuyèrent ce respec- 
+ tueux hommage ‘par une vibrante 
cantate : ‘Salut, Ô prince de l'Eglise”; 
ps Mademoiselle Germaine Ferland 
rémercia Son Excellence d'avoir bien 
vôuky_nous favoriser de sa précieuse 
visite, 1 
Monseigneur nous dit aimablement 
qu'il avait été témoin de. nombreuses 
et magnifiques réceptions depuis son 
arrivée à St-Boniface, mais que c'é- 


DODDS 


KIDNEY: 


: Pendant plus d'un tiers de siècle 


‘ fes Fiues Poitd pourdes rognons ont 


1 fe remède reconnu pour Imaux de 
; rtumattsme, troubles de Ta vessie 
© . @ les nombreuses autres maladies 
Ex par des pognonx défectueux 
© Eh vente che tous les marchands À 

vs 20 sou la bite, 6 hoîles pour 5250. | 
; ou À !a lodds Medicine Co. La 
4 

à. 


{très longue ni très animée, 


EE ou ne SE TT 


Les Benjamins et les Tharcisius ont 
su ‘prouver au Sacré-Coeur, en la 
belle Fête de sa Royauté, qu'il. est 
bien le roi de leurs coeurs d'enfants. 
‘A l'heure d'adoration de l'après-mti 
ils renouvelèrent leur acte de Consé- 
cration, promettant d'é‘re fidèles à 
la Communion réparatrice, à Yheure 
sainte et aux petits sa-rifices qui 
s'imposeront. : 

M. l'abbé” Chamberland, dans un 
émouvant sermon, rappeli aux dH- 
gueurs les prificipales vertus qu'ils 
doivent cultiver, résuma la vie ‘de 
S. Tharsicius et développa les diffé- 
rents points de 1a dévotion véritable. 
La bénédiction du Saint Sacrement 
clôtura cette splendide cérémonie 
qui a dû bien consoler le coeur du 
Divin Maître. : 
Que les petits -ligueurs apprécient 
toujours d'avantage leur rcau titre 
de Benjamins et de Tharcisius et qu'ils 
soient, pendant tout le cours de leur 
vie, de ces “coeurs vaillants prêts 


% s'immoler, avec le Sacré-Coeur 
les äutres.” 
ST-JEAN-BAPTISTE 


L'Amicale du Cercle Saint-André 
Avellin, foidée le 25 dernier dans no- 
tre paroigsé, a repris scs activités. 

Comme la souffrance cst à la base 
de toute oeuvre importante et durä- 
ble, Dieu n'a pas manqué de pourvoir 
à la solidité de notre Associat'on en 
lui envoyant, dès le début, deux gran- 
des, épreuves” Nous avons vivemeni 
ressenti et déploré le départ de notre 
dévoué et pieux aumônier, M. l'abbé 
Adélard Couture, et celui de, notre 
regrettée directrice du Cercle d'Etu- 
de, soeur Arthur-Marie, 


Malgré ces contre-temps. l'Amicale 
prend son essor vers le dévouement 
et la culture intellectuelle. 

Le 13 septembre, le Conseil s’as- 
semblait. Après une courte discussion, 
‘1 fut décidé que les réunions du Cer- 
cle de Couture auraient lieu le pre- 
mier mercredi de chaque mois et 
celui du Cercle d'Etude, le troisième 
mercredi. 


Le 4 octobre, À la salle de récep- 
tion du couvent, avait lieu 1a pre- 
mière réunion du Cercle d'Etude. Une 
nombreuse assistance, soixante-dix 
dames et, demoiselles, est la preuve 
évidente de l'intérêt que l'on porte 
aux sujels d'étude. Le programme fut 
des plus intéressants - Morceau de 
piano, chant par les élèves du cou- 
vent, adresse de bienvenue par la 
révérende soeur Supérieure, présidente 
honoraire du Cercle. Vient eusuite la 
présentation de notre nouvel aumô- 
nier M. l'abbé L. Vinet et de notre 
nouvelle directrice du Cercle d'étude, 
Soeur Marie-Archange. Puis nous 
avous le plaisir d'entendre M. l'abr4 
.L Vinet qui nous donne une confé- 
rence vraiment substantielle et pra- 
tique sur “La dignité de la femme”. 
Le sujet divisé en trois points — le 
Ce que Dieu a fait pour la femme, 
2e Ce que l'Eglise a fait pour elle, 8e 
Ce que Dieu et l'Eglise attendent 
d'elle est développé avec babileté 
La discussion qui suivit ne fut ni 
soit ti- 
midité ou parfait aécord entre le 
Conféreneier :ét l'auditoire. : A la. pro- 
chaine réunion, les questions et su- 
gestions seront les bienvenr::! 

Cette première séance nous laisse 
entrevoir. le succès 
nous espérons que les dames et les 
demoiselles de la paroisse conser"#- 
ront ce bel enthousias=e nic:ssajre 
À son développement. 

Le 8 octobre, dans la salle parois- 
sin'e, avait lieu la première partie de 
cartes de ln saison, organisée par le 
Cercle Saint-André Avellin, au profit 
des pauvres de la paroisse et des mis- 


é l'oeuvre, «tr 


© © 


3 


Prix d'énirée, donné par l'Amicale, 
gagné par M, Ovila Roy. à: 

‘* Les recettes sont (rès satisfaisan- 
tes. L'Amicale remercie sincèrement 
tous ceux qui ont bien voulu, prêter 
leur concours pour faire de cette s0i- 
:5e, un véritable siccès. 

Le 18 octobre, ie Cercle de Couture 
sc réunissait au couvent. Trente-cingq, 
cames et demoiselles arrivaient plei- 
nes -d'un joyeux entrain pour tous 
les travaux de couture et de tricot 
qu'on leur avait préparés. En dépit 
des machines un peu revéches, nos 
habiles couturières firent bonne con- 
tenance et réussirent à préparer plu- 
sieurs morceaux qui se termineront 
à domicilé. | 

L'esori. caréiien, la bonne entente, 
la joyeuse humeur et le dévouement 
caräetér'sent nos Cercles de, Couture: 
et d'Etude. Puisse Dieu nous conser- 
ver ces quatre notes harmonieuses 
atsolument nécessaires au maintien. 
et au progrès de toute Association. 

CR 2 | 


Qu'on se le dise 
Les Dames de Ste-Arne et les En- 
fanis Ce Marie désirent annoncer à 
leurs amis de l'extérieur qu’elles don- 
neront unc ke-messe. au profit de 
l'Eglise les 11 et 12 de ce mois. On 
mous promet deux soirées des plus in- 
téressantes, Venez en foule. Qu'on se 
le dise. 
A.C.J.C. 

Le 20 du mois dernier, le cercle 
St-David a tenu sa première réunion 
de l'année active. Un grand nombre 
de membres assistaient, malgré l'in- 
clémence de la température. Immédia- 
tement après la présentation de notre 
nouvel aumônier, M. l'abbé Lucien Vi- 


me. Les autres membres du comité 
élus furent: Edmond St-Amant, vice- 
président; Ovila- Sabourin, secrétaire; 
Simco= Marion, trésorier: Napoléon 
Fillion et Adélard Fillion, conseillers. 
dé 0 — 


MeCREARY 


Con’ert: Il y a À peine quinze 
jours, les dames et demoiselles nous 
conviaient à venir admirer leur, sa- 
voir-faire dans l'art culinaire. It il 
n'est pus besoin d'ajouter qu'on a 
su faire honneur à tous leurs bons 
plats. . 

Aujourd'hui, c'est à notre tour d’in- 
viter nos mamans, nos soeurs et 
amies. 

* Nous avons pensé leur faire plaisir 
et surtout leur pfouver notre recon- 
naissance, en les invitant à un régal 

de l'esprit (nous osons l'espérer du 
moins)i Nous avons donc voulu i- 
miter nos MAINANS, nos soeurs et 
amies, en nous appliquant et mettant 
toute notre bonne volonté à préparer 
ce régal d'un autre genre. , N 

Pour nous aussi, il a fallu suer À 
grosses gouttes parfois pour prépa- 
rer IC levain de nos morceaux fran- 
ÇGais par exemple! Et qui saura aussi 
tout le temps, l'application, la pa- 
tience qu'il nous a fallu pour nous 
transformer en “nègres” et deventr 
de bons acteurs dans la pièce an- 
glaise. 

A côté 


du substentiel, nous aussi 


nous avons pensé aux desserts. 
Musique: Douce et coulante comme 
la gélatine, 


INIMEN 


MiNAR 


T 


les croût 


le café. , 

On aimait à les entendre de nou- 
veau, tout comme l'on demandait 
déux et trois tasses de de ton-café. 

Éntrain: Des acteurs qui’nous tin- 
rent en éveil comme le thé. * 

Nos mamans, . nos soeurs, nos 
amieg ct cacore. beaucoup. d'autres 
parents amis -et amies de tous les 
coins de la place, et üG'en - dehorr 
méme, sembatent manver des-ver- 


dés'tartes’et dËs gitomux. | 

Paroles: De notre charmant - pré- | thie à la famille Almanzor Manaigrè 
sident, qui furent agréab!es comme | pour la perte d'un 
i $ Fe ‘ 


Nous adressoné. dussi nos sympa- 


tout jeune bébé. 
L] L] 

M. Hormidas St-Pierre avec 81 
petite famille, ‘est venu s'établir à 
Lorette._ 


L2 LJ p" 
M. Eugène Grañger demeure main- 
‘enant au village. 
: + 3 
Les ouvriers ont fait quelqués 
petites réparat'ons à l'intérieur de 


68} 8e,-cette semiine, On troive bien | 


ce que nous leur offrions sur la scène, La propcè les quelques modifications 


(tout comme il en fut Ce ncus le 1 
octobre}. L'assistance se demandait 
quel était Je, meilleur plat? Au sau- 
per, l'on était em peine aussi, car 
tous._les mets étaient excellents, nos 


a-portécs dans la disparition de la 
sa he table et du sanctuaire. 
k + Le 7 
Toutes nos écoles ont accordé à 
leurs élèves le congé offert, pour le 


mainans, n0S s0EUFS, OS Ames, 5228 | jour dé sa fête le 27 octobre, ar son 
oublicr nos aytrés parenis, mis ©° | Excellence te Gouverneur Général, 


| amies, disaica: après la soirée: Nc" | Lord Bessborough, lofs de sa visite 


petits canadiens” ne scnt pas ‘“bit- 


| tables”. 


à Lorette le 3 août dernier. 


Quelques jours ‘auparavant, plu- 


Cela est. flatteur— et nous vous | sieurs ‘élèves, répondant à un désir 


disons: Le printemps prochain, 


tion que nous soyons invités à votre | 


table, l'automne 1934. 
Les garçons catholiques de 
Creary. 


Mc- 


Le 7 novembre, en l'Eglise parois- | unes dans La Liberté. 


siale de MeCreary, sera célébré le | 


mariage de M. Francis Bourgouin, 
fils de Mme Odilon Bourgouin, avec 
Mlle Blanche Plessis, fille de M. 
Alphonse Plessis. 
Aux .jeunes époux, 
voeux de bonheur. 


0 A — 
LORETTE 
Décès 
Un autre de nos octogénaires vient 


de nous quitter: Louis’ Dupuis, malade 
depuis plusieurs mois, mourait jeudi 


matin, à l'âge de 80 ans°et 9 mois. | 


M. Dupuis venait de St-Jacques de 
l'Achigan. Il arriva à Lorette i] y a 
51 ans, en 1882. M. Dupuis était 
célibataire et demeurait avec son 
neveu, Marcel Dupuis. Grand travail- 
leur peu parlant, menant une 
plutôt retirée, en bonnes relations 
avec tout le monde, chrétien modèle: 
tel fut Louis Dupuis. 

Les funérailles, présidées par M. 
le curé, eurent ‘lieu samedi ’ le 
cetebre. 


| 
nos meilleurs | 


on | qui leur en avait été exprimé, s'ap- 
net, on procéda à l'élection du comi- vous invitera de nouveädu … à condi- pliquèrent à composer une lettre de 
té. Le camaïade Georges Carroll pin | 
réélu président pour un troisième ter- | 


rémerciement et de bons gouhaits à 
son Excellence. Quelques unes de tes 
petites lettres étaient fort bien tour- 


pnées. 


Ca en publiera peut-être quelques- 
D —— 
__ Absence de mémoire 


Le vieil avare.—Je n'envoie pas de 
|cadeaux de Noël à mes parents et 


amis, çetts année, D'ailleurs ils ne 
s'attendront pas à en recevoir. 

— E* pourquoi ? | 

— Je leur ai écrit à tous que je souf- 
frais d'abseaces de mémoire. Et pour. 
icur prouver que c'était vrai, j'ai ou- 
blé de mettre des timbres sur les en- 
veloppes. 


#1 ogtobre 


L'argent des pays d'Europe se ven! 


Aux prix suivants, en sous canadiens: 


Vie | Livre angtaise. 4.822 
Frahc- français : … 0.05%4 
Franc belge... cm 0,212 
Frang suisse … . 0.2941 
Lire italienne 0.0789 

28 | Couronne suédoise 0.2496 


‘ 


Les fermiers de la Saskatchewah possèdent aujour- 
d'hui et exploitent eux-mêmes tout leur système d’éléva-" 


teurs de campagne, 1067 en 
quatre .des cinq élévateurs 
sur les Grands Lacs, 


s 


RAN 


TT 


Grâce à votre Appui! 


tout. Be plus, ils possèdent 
terminaux qu'ils exploitent ‘} 


En août dernier, là Saskatchewan Pool Elevators | 
Limited a fait les paiements finals sur. les propriétés -| 
er avait achetées en 1926 au prix total de $11,061,- 

9, Les propriétés que représente cet achat forment une 
partié substantielle du grand système d'aujourd'hui. 


Bonnes ei de choix … 


$1.00-$1.25 


: $2.25—$2.75 


. $25.00-—5$40.00 


Ordihaires et moyens. $1.00-—#3.00 


Pores— 


Bacon de bot 
Bacon. 


x--Prime 46 $1 par tête 
: AL 


$5.00 


Pouchérs—Escompte ne £1 par tête 


Pesants. 


Tran DosaRtS...... cc 


fi: #4.50 


Bons, poids moyeh ….… $1.26 81.60 
” $1.75—$2.00 
.15—#$1.00 

- ù RODUITS + 


‘rèmerte F. Winnipeg , approst- 
matif — NÔ ÿe ne AT IS 


Moyennes. $1.50—$2.00 
Ordinaire [ … $1.00—-$1.2 
ETULUS sr + 
Line et de choix. $5.00—$6.00 
Moyens . $3.00-—$4.50 
br R 
FANS. $1.40...$1.60 
Moyennes ….: $116--$1.25 
lôratmrres… 51008110). 
Pour conserve 50—. 15 
Bons. … 81.25 61.85 “ 
Ordinairék . #100--#115| Ces prix sont pour le Manitoba «et 
LL ET LS Fr la Suskatchewan. Pour l'Alberta, 1} y 
[Bons ……........… $160—8200|a une différence de 5 sous de plus. 
Ordinaires.….…..…... 16-6125) Alsventagun 
Curtis PT gerianses # rngroiwer—  ! Son. La tonne. men. …$1800 
. $1:25—-$1.50 Moulée. La tonne. $17 
16—#100| 


Le sac de 80 livres... 
Pommes de térre (F.O.B.) Winni- 
peg)— ". 5 
(Gros) 
Pommés de terre nouvelles du Ma- 
nitoba—Minot………..…,..… 99 
R ; (Détail) . : 
Pommes de terre nouvelles du Mani- 
: toba—Minot..…..….,…… 45 


GRAINS. 24 25 W.: . 0 28 30 
a ——————— La —— 
ïé Na L Nord: 65%  . 65% 63% 64% 62% 62 
2 Nord... 60% 62% 60% 61% 59% 5 
8 Nord... 08% 60 58 58% . 057% 56% 
Avoine 2 CW_.__. 31% 32% 30% 31% 30% 20% 
S CW______ 78% 29% 71% 28% 21% 26% 
Wrge 3 CW...— 85 85% #4% 4% #44 : . 854 
ACW—.— 38% H4% «+ 33 33% 32% 31% 
in 3 ME * 134 138% 195% 136 135... 188 
2CW.__.. 190 - 184% 129% 182 12 129 
“elgle 2 CW__ _ 414 434 424% 43% 43 41% 
Prix eur vole (track) à 
Base Bié 1 Nord 63% 65% 63% 4% 62% 6 
 Avôine 2CW_—_— 31% 32% 20% 31% 30% 29% 
Orge 3 CW._— 35 35% 84% MY M4 33% 
Lin 1 NW. 134 138% 133% 136 . 133 138 
Seigie 2 CW_. 414 , 434 42%. 48%... 48 aix 
Blé Octobre. — 63% 45% 63% 64% , 62%. 62 
Décembre... 62% . 65% 63% 641 62% 61% 
67% 69% 67% 67% 66% 65% 
‘Avoine Octobre 21% 32%: 30% 81% 20% … 29% 
+ Déceinlre —, 22% “48%, : M4 — 524 414 #1 
Mai 3264 7 86% 4% ‘35 Mis. 38% 
Orge Octobre "#5 35% 4% 4% #4 354 
*:  Décembré..: . 56% 4% 35% 85% 45% : 44 
Mai," 209" "0 38% 39% 38% #1% 
Lin Octobre. 14 y 1394. AS 135 139 
* Décembre 194% * 199: 194: |; rés 1844 
Mt sr MW, Vent UM CN 1 


C: 


CLOS ar ve gap vo 
Beigle Oélobre. "114 "44 


EUG.-J. DUF 


Cours du grain fourmt par 


. 109, Edifice 


t 


4 | 


vour la sémaine finissant le 23 octobre 1933 


. 


D. Déeubre 2 146 444 404 46.00 on. 
- - Mai LUE 45%, [La a" 41% e 46% 
3 LEE à À FA Fe ip sé hr à ve La à 2 kr 4 mx 6e fterng 2 m- 1 
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